Dakar 2026 : le COJOJ plaide pour un héritage durable au service de la jeunesse africaine

Le Président du COJOJ, Mamadou Diagna Ndiaye, accueille le Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et souligne le rôle des Jeux Olympiques de la Jeunesse comme levier de développement
À l’approche de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ) a accueilli le Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Une visite placée sous le signe de la jeunesse, du développement et de la construction d’un héritage durable pour le Sénégal et l’Afrique.
Dans son mot d’ouverture, le Président du COJOJ, Mamadou Diagna Ndiaye, a exprimé sa satisfaction d’accueillir son hôte, soulignant à la fois l’importance institutionnelle de cette visite et la dimension personnelle de cette rencontre.
« Au-delà de vos fonctions, c’est aussi avec une réelle joie personnelle que je vous accueille aujourd’hui », a déclaré le Président du COJOJ, mettant en avant une conviction partagée de longue date : le développement de l’Afrique passe par l’investissement dans son capital humain, sa jeunesse et les opportunités qui lui sont offertes.
Pour Mamadou Diagna Ndiaye, la présence du Vice-Président de la Banque mondiale revêt ainsi une portée particulière, à quelques semaines d’un rendez-vous historique pour le Sénégal et le continent africain.
Dakar 2026, bien plus qu’un événement sportif
Le Président du COJOJ a rappelé que les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ne sauraient être réduits à leur seule dimension sportive.
Ils constituent, selon lui, « un formidable projet de développement, un accélérateur de transformation et un laboratoire d’innovations au service de la jeunesse africaine ».
À moins de trois mois de la cérémonie d’ouverture, les préparatifs entrent dans leur dernière phase. Les infrastructures sont prêtes, les dispositifs opérationnels se finalisent et les équipes sont pleinement mobilisées pour faire de Dakar 2026 un événement à la hauteur des ambitions du Sénégal et du mouvement olympique.
Mais au-delà de la réussite organisationnelle, l’ambition du COJOJ est de laisser une empreinte durable.
« Notre ambition n’a jamais été d’organiser uniquement de beaux Jeux. Notre véritable ambition est de construire un héritage durable », a insisté Mamadou Diagna Ndiaye.
Cet héritage doit aller au-delà des infrastructures et contribuer à transformer durablement les compétences, les institutions et les parcours des jeunes Africains.
La Learning Academy, un héritage majeur de Dakar 2026
C’est dans cette perspective que le Président du COJOJ a mis en avant la Learning Academy, présentée comme l’un des projets emblématiques de l’héritage de Dakar 2026.
Cette initiative vise à faire des Jeux une véritable plateforme de transmission des savoirs et des compétences dans des domaines tels que le management sportif, l’organisation d’événements, l’innovation, le volontariat, le leadership et la gestion de projets complexes.
Des milliers de jeunes pourront ainsi acquérir des compétences directement valorisables au-delà de la période des Jeux.
L’ambition affichée est de faire perdurer cette initiative après Dakar 2026 afin qu’elle devienne une plateforme africaine de référence pour la formation aux métiers du sport et de l’événementiel, mais aussi pour le développement du leadership et des compétences professionnelles de la jeunesse.
Pour le Président du COJOJ, cette vision rejoint pleinement les priorités de la Banque mondiale et illustre la capacité d’un grand événement international à servir de catalyseur aux politiques publiques de développement.
Offrir des opportunités à la jeunesse
S’adressant directement au Vice-Président de la Banque mondiale, Mamadou Diagna Ndiaye a rappelé les immenses potentialités du Sénégal et, surtout, celles de sa jeunesse.
« Cette jeunesse ne demande pas des privilèges ; elle demande des opportunités », a-t-il affirmé.
À ses yeux, Dakar 2026 représente précisément l’une de ces opportunités : celle de révéler des talents, de développer des compétences et de préparer une nouvelle génération de leaders et de professionnels capables de contribuer au développement du continent.
Dans cette dynamique, un accompagnement renforcé de la Banque mondiale pourrait, selon le Président du COJOJ, contribuer non seulement à la réussite du premier événement olympique organisé en Afrique, mais également à la construction d’un modèle d’héritage susceptible d’inspirer d’autres pays.
Le sport comme levier de développement
Au terme de son intervention, Mamadou Diagna Ndiaye a réaffirmé sa conviction que le sport peut constituer un puissant instrument de transformation économique, sociale et humaine lorsqu’il s’inscrit dans une stratégie de long terme.
Il a enfin remercié le Vice-Président de la Banque mondiale pour sa visite, y voyant « un signe de confiance et un encouragement » pour l’ensemble des équipes engagées dans la préparation de Dakar 2026.
Le Président du COJOJ a formulé le souhait que cette rencontre ouvre la voie à une coopération encore plus étroite entre la Banque mondiale et le Comité d’Organisation.
L’enjeu dépasse ainsi la seule réussite des Jeux : faire de Dakar 2026 un catalyseur de compétences, d’opportunités et de perspectives pour la jeunesse sénégalaise et africaine, et inscrire durablement l’événement dans l’histoire du développement du continent.
Soda SALL