Dialogue Afrique / Russie à l’université des mines de Saint Petersburg sur les ressources naturelles : La Chambre de CCIARE au cœur des réflexions pour une souveraineté bénéfique

La participation de Monsieur Karim HARATI, président de la Chambre de commerce et d’investissement Afrique/Russie/Eurasie, au Dialogue Afrique et Russie sur les mines témoigne de la volonté de la Chambre de contribuer activement aux réflexions stratégiques sur l’avenir du secteur minier africain et sur les perspectives de coopération entre l’Afrique et la Russie. Cette rencontre constitue une opportunité majeure de promouvoir une vision partagée du développement minier, fondée sur la valorisation des ressources naturelles, le transfert de compétences et la recherche de partenariats mutuellement bénéfiques.
Au cœur des échanges, la question de la souveraineté minière s’impose comme un enjeu essentiel pour les pays africains. Dans un contexte international marqué par une demande croissante en minerais stratégiques, indispensables à la transition énergétique et au développement industriel, l’Afrique dispose d’atouts considérables. Toutefois, la maîtrise de ses ressources naturelles demeure un défi majeur, qui nécessite des politiques ambitieuses, des investissements structurants et une coopération internationale équilibrée.
C’est dans cette perspective que la participation de Monsieur Karim HARATI prend tout son sens. À travers son engagement à la tête de la Chambre de commerce et d’investissement Afrique/Russie/Eurasie, il défend une approche de la coopération économique qui place les intérêts des pays partenaires, la création de valeur locale et le développement des capacités nationales au centre des priorités.
Les réflexions menées à l’occasion de ce dialogue ont notamment permis de mettre en évidence une convergence de vues entre Monsieur Karim HARATI et Monsieur LITVINENKO Vladimir Stefanovitch, recteur de l’Université des mines de Saint-Pétersbourg, sur les enjeux liés à la gouvernance des ressources minières et à la nécessité de faire de leur exploitation un véritable levier de développement économique et industriel.
Cette convergence repose sur une conviction fondamentale : la richesse minière ne saurait se limiter à l’extraction et à l’exportation des matières premières. Elle doit contribuer à la transformation structurelle des économies, à la formation de compétences spécialisées, au développement de l’industrie locale et à l’amélioration durable des conditions de vie des populations.
L’expertise de l’Université des mines de Saint-Pétersbourg constitue, à cet égard, un point d’intérêt particulier. Le dialogue avec son recteur permet de souligner l’importance du savoir scientifique et de la formation dans la construction d’une véritable autonomie technologique. Pour les pays africains, l’enjeu consiste à renforcer leur capacité à maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur minière, depuis l’exploration jusqu’à la transformation industrielle, tout en veillant à une exploitation responsable des ressources.
Pour Monsieur Karim HARATI, la souveraineté économique ne signifie pas le repli sur soi, mais la capacité des nations à définir leurs priorités, à négocier des partenariats équilibrés et à tirer pleinement profit de leurs richesses naturelles. Une souveraineté bénéfique est donc celle qui associe ouverture internationale, transfert de technologies, investissements productifs et retombées concrètes pour les économies nationales.
La Chambre de commerce et d’investissement Afrique/Russie/Eurasie entend ainsi se positionner comme un acteur de rapprochement entre les entreprises, les institutions et les partenaires stratégiques des deux espaces. Son rôle consiste notamment à favoriser le dialogue, à identifier les opportunités de coopération et à encourager l’émergence de projets capables de répondre aux ambitions de développement des pays africains.
En prenant part à ces réflexions, la Chambre CCI réaffirme ainsi sa vocation : contribuer à faire des ressources minières africaines non seulement une richesse économique, mais aussi un instrument de souveraineté, d’industrialisation et de prospérité partagée. (M.M. BANE, envoyé spécial en Russie)