Formidable, Maître… Vous êtes formidable

Formidable, Maître… Vous êtes formidable

Il existe des hommes qui traversent l’histoire, et d’autres qui la marquent à jamais. Maître Abdoulaye Wade appartient à cette seconde catégorie. C'est pour cela humblement jai voulu me joindre a ce concert d'hommage qui lui ai rendu . J'ai cette sensation ,et qui demeure pour beaucoup de senegalais davoir été dans son intimite à cause de sa.proximite fusionnelle avec le peuple. Homme de conviction, avocat brillant, opposant historique devenu Président de la République, il a incarné pendant plusieurs décennies l’espérance, le courage politique et la détermination au service du Sénégal.

Pour beaucoup de Sénégalais, Maître Wade n’est pas seulement un homme politique. Il est une école de pensée, un symbole de résistance et de liberté. Durant les longues années de combat politique, il a su tenir tête aux régimes successifs avec une constance rare, portant haut les valeurs démocratiques et le pluralisme politique.

Son accession au pouvoir en 2000 restera gravée dans la mémoire collective comme l’un des tournants majeurs de l’histoire politique du Sénégal. Cette alternance démocratique, saluée à travers l’Afrique et le monde, a ouvert une nouvelle page pour le pays. Sous son magistère, de grands projets d’infrastructures ont vu le jour : routes, autoroutes, modernisation de Dakar, monuments, universités et ambitions panafricaines.

Mais au-delà des réalisations matérielles, Maître Wade a surtout laissé l’image d’un homme profondément attaché à son peuple. Son franc-parler, sa proximité avec les citoyens et sa capacité à rêver grand pour le Sénégal ont marqué plusieurs générations.

Certains l’ont critiqué, d’autres admiré. Mais personne ne peut nier son immense influence dans la vie politique sénégalaise. Les grands hommes ne font jamais l’unanimité ; ils bousculent, dérangent parfois, mais ils écrivent l’histoire.

Aujourd’hui encore, le nom de Maître Wade continue de résonner dans les débats, dans les souvenirs et dans le cœur de nombreux Sénégalais. Ce hommage qui lui ai rendu ce jeudi 4 juin pour feter son centenaire en est une illustration parfaite .Wade ,est de ces figures qui dépassent leur époque pour devenir des références nationales.

Fêter le centenaire de Abdoulaye Wade, c'est aussi le regarder avec les yeux du présent. Parler du formidable président qu'il etait,,mais c'est aussi revisiter une époque

, une vision, un style politique qui ont profondément marqué le Sénégal.

Le temps a cette capacité unique : il éloigne les passions, calme les polémiques et permet de mieux mesurer l’empreinte des hommes sur l’histoire. Avec le recul, Wade apparaît comme l’un des plus grands bouleverseurs de la vie politique sénégalaise moderne.

Pendant des décennies, il a incarné l’opposition, la résistance et le combat démocratique. À une époque où beaucoup pensaient l’alternance impossible, lui y croyait encore. Cette persévérance a fini par transformer l’histoire du Sénégal en 2000, lorsque le peuple choisit démocratiquement le changement.

Aujourd’hui, plusieurs générations regardent cette période avec un regard différent. Les débats demeurent sur certaines décisions, sur sa gouvernance, sur ses ambitions ou sur sa manière d’exercer le pouvoir. Mais même ses adversaires reconnaissent désormais une réalité : Wade était un homme d’audace.

Il voyait grand. Peut-être trop grand pour certains. Mais il refusait le Sénégal de la résignation. Les infrastructures qu’il a lancées, les grands travaux, la modernisation de Dakar, l’ouverture vers l’Afrique et le monde traduisaient une volonté claire : inscrire le Sénégal dans une nouvelle dimension.

Regarder Wade avec les yeux du présent, c’est aussi comprendre que les hommes politiques ne se résument jamais à leurs controverses. Ils sont faits de lumière et d’ombre, de réussites et d’erreurs. Pourtant, rares sont ceux qui laissent une empreinte aussi forte dans la mémoire nationale.

Chez Wade, il y avait quelque chose de particulier : une énergie inépuisable, une liberté de ton, une confiance presque irréelle dans l’avenir. Il parlait au peuple avec passion, parfois avec excès, mais toujours avec conviction.

Le présent oblige également à reconnaître son rôle historique dans l’enracinement de la démocratie sénégalaise. Car au-delà des critiques, son nom reste lié à l’alternance, à l’ouverture politique et à une certaine idée du courage en politique.

Aujourd’hui, alors que le Sénégal continue d’écrire son histoire, le regard porté sur Wade change progressivement. Le tumulte politique laisse place à l’analyse historique. Et l’histoire, souvent, finit par rendre justice aux hommes qui ont osé transformer leur époque.

Oui, Maître Wade fut contesté. Oui, il fut critiqué. Mais avec les yeux du présent, une évidence demeure : il fut un homme d’État hors du commun. Voici wade tel qu'il a traversé ce siècle. Cependant, la pensée politique de Maître Abdoulaye Wade dépasse largement le cadre d’un simple exercice du pouvoir. Elle s’inscrit dans une vision du Sénégal, de l’Afrique et même du rôle de l’État dans le développement des peuples. Aujourd’hui, avec les mutations du monde, les crises démocratiques, les défis économiques et les aspirations nouvelles de la jeunesse africaine, il devient pertinent de relire Wade dans une perspective prospective.

Wade était un homme de rupture. Sa pensée reposait d’abord sur une conviction forte : l’Afrique ne devait plus attendre son destin des autres. Il croyait profondément à la capacité des États africains à créer leurs propres modèles de développement, fondés sur l’audace, l’investissement massif et l’affirmation de la souveraineté politique.

Dans sa vision, le développement ne pouvait pas être timide. Il fallait penser grand, construire grand et projeter le pays vers l’avenir. Cette philosophie explique les grands projets d’infrastructures qu’il a initiés : autoroutes, modernisation urbaine, universités, nouvelles villes et grands équipements. Pour Wade, les infrastructures étaient des instruments de transformation sociale et psychologique. Un peuple qui construit développe aussi une confiance collective.

Mais la prospective autour de la pensée de Wade ne se limite pas au béton ou aux grands travaux. Elle touche également sa conception du leadership africain. Très tôt, il a défendu une Afrique plus intégrée, plus indépendante et plus présente dans les grandes décisions internationales. Son engagement panafricain traduisait l’idée que les nations africaines devaient dépasser les frontières héritées de l’histoire coloniale pour bâtir une puissance continentale.

Aujourd’hui encore, cette vision résonne fortement. Dans un monde marqué par les rivalités géopolitiques, les enjeux énergétiques, numériques et migratoires, l’Afrique cherche toujours sa voie. La pensée de Wade invite alors à plusieurs interrogations : comment construire des États capables d’anticiper l’avenir ? Comment transformer la jeunesse africaine en moteur de développement ? Comment faire émerger une démocratie forte sans freiner l’ambition économique ?

Wade croyait également à la centralité du politique. À ses yeux, un dirigeant ne devait pas seulement gérer l’existant ; il devait porter un rêve national. Cette dimension visionnaire manque parfois dans les gouvernances contemporaines, souvent enfermées dans l’urgence ou les contraintes technocratiques.

Cependant, toute réflexion prospective impose aussi un regard critique. La pensée de Wade soulève des débats sur la personnalisation du pouvoir, sur les limites des grands projets lorsqu’ils ne sont pas accompagnés d’une redistribution équitable, ou encore sur les tensions entre ambition politique et consolidation institutionnelle. Ces questions restent actuelles dans de nombreux pays africains.

Mais une chose demeure incontestable : Wade a introduit dans le débat africain une culture de l’audace politique. Il refusait le fatalisme. Il voulait inscrire le Sénégal et l’Afrique dans la compétition mondiale avec confiance et ambition.

Regarder aujourd’hui la pensée politique de Wade, c’est donc réfléchir à l’avenir du Sénégal et de l’Afrique. C’est poser une question essentielle : une nation peut-elle progresser sans vision forte, sans ambition collective et sans dirigeants capables d’imaginer le futur ?

Peut-être est-ce là l’héritage le plus durable de Maître Wade : avoir rappelé à toute une génération que la politique n’est pas seulement l’art de gouverner le présent, mais aussi celui d’inventer l’avenir. Oui Maître Formidable, vous êtes formidable ! GOUDAT FAAN AK WEER SI MAME WADE.

Nazirou Souleymane bankolé. NSB