PROPAGANDE DE GUERRE : Le crime contre la paix d’Angela Merkel et de François Hollande

Angela Merkel et François Hollande en train de mentir à Vladimir Poutine.
Une polémique a été ouverte à propos de mes analyses sur la responsabilité personnelle de l’ancienne chancelière Angela Merkel et de l’ancien président François Hollande dans l’actuelle guerre en Ukraine. Mes confrères assurent que j’ai tout inventé et que ces deux personnalités sont innocentes. Je ne ferais que colporter de la désinformation russe. Cette controverse n’est pas anodine : mes contradicteurs essaient de blanchir nos dirigeants politiques, ce faisant ils servent la narration occidentale de la guerre en Ukraine et la justifient. Voici donc les faits et les documents sur lesquels je m’appuie. À vous de juger.
Quelques confrères de grands médias ont lancé une polémique à propos d’un extrait d’une conférence que j’ai donné à Colmar, le mois dernier [1]. Ils contestent ce que j’ai exposé sur la responsabilité personnelle de l’ancienne chancelière Angela Merkel et de l’ancien président François Hollande dans l’actuelle guerre en Ukraine.
Voici donc, en détail, les faits que j’ai rapportés et qu’ils nient.
En 2019, Angela Merkel avait invité une délégation russe à Berlin. Au deuxième rang, on aperçoit Vladislav Surkov, assis aux cotés de Sergey Lavrov. Or, à ce moment, Surkov était interdit d’accès au sein de l’Union européenne. Les sanctions de l’UE sont donc à application variable.
Le 31 août 2015, les « nationalistes intégraux » de Sloboda tuent des policiers pendant le vote de la Rata. Jamais la réforme constitutionnelle ne sera adoptée.
Pourtant le second accord de Minsk n’a pas été appliqué. Au Donbass, des affrontements sporadiques ont toujours eu lieu, chaque partie en rejetant la responsabilité sur l’autre. Par ailleurs, Kiev voulait que l’amnistie soit proclamée après les élections locales, tandis que les dirigeants des oblats du Donbass, voulaient qu’elle le soit avant. Ils auraient ainsi pu se présenter aux élections et les auraient probablement gagnées. Des amendements constitutionnels ont bien été soumis au vote, le 31 août 2015, à la Verkhovna Rada, en présence… de l’envoyée spéciale états-unienne, la straussienne Victoria Nuland qui avait organisé le coup d’État de 2014 (dit « EuroMaïdan »). Les élus du parti « nationaliste intégral » Sloboda, tentèrent de bloquer le vote et envahirent la tribune aux cris de « Honte ! » et de « Trahison ! » [11]. Pendant ce temps, des affrontements opposèrent, à l’extérieur de l’Assemblée, la police à des miliciens « nationalistes intégraux », faisant 4 morts et 122 blessés. À la Rada, la majorité qualifiée ne fut pas atteinte et la réforme constitutionnelle ne fut pas adoptée.
Ces émeutes furent les plus importantes depuis le renversement du président élu, Viktor Ianoukovytch, par les « nationalistes intégraux » de Sloboda, soutenus par Victoria Nuland. Le président Petro Poroshneko les condamna, mais ne se le fit pas dire deux fois. Il était clair que s’il persistait à vouloir mettre en œuvre les accords de Minsk, il serait renversé à son tour.
Courageux, mais pas téméraire, il dénonça soudain le second protocole de Minsk. Selon lui, la signature pour la partie ukrainienne de l’ancien président Leonid Kuchma était sans valeur parce qu’il n’avait pas été accrédité par la Verkhovna Rada. Certes, mais Petro Poroshenko était présent aux négociations, en tant que président ukrainien en exercice, il n’a pas émis d’objection au moment de la signature, ni lors de leur ratification par le Conseil de sécurité et il a signé une déclaration commune dans laquelle il s’est engagé à l’appliquer. Désormais, il partageait la même mauvaise foi que le président François Hollande et que la chancelière Angela Merkel.
Le président Petro Poroshenko nomma immédiatement les milices de Sloboda en charge de faire pression sur les populations du Donbass. C’est la sinistre division Azov du « Führer blanc », Andriy Biletsky . Durant sept ans, 80 000 combattants vont se faire front. Les hommes de Kiev firent entre 17 000 et 21 000 morts au sein de leur propre population du Donbass. Poroshenko mit en place un apartheid, une citoyenneté à deux niveaux : les russophones du Donbass n’avaient plus droit à aucun service public, ni aux écoles, ni aux retraites.
Le Conseil de sécurité des Nations unies n’intervint pas, tout au plus délivra-t-il une déclaration de son président, le 6 juin 2018 [12]. Une fois arrivé au pouvoir, le président Volodymyr Zelensky tenta de renouer les fils en convoquant une réunion au format Normandie, sans parvenir à quoi que ce soit.
Le président Petro Poroshneko annonce qu’il ne fera plus rien pour les citoyens ukrainiens du Donbass.
- DES CRIMES CONTRE LA PAIX
En 2019, Angela Merkel avait invité une délégation russe à Berlin. Au deuxième rang, on aperçoit Vladislav Surkov, assis aux cotés de Sergey Lavrov. Or, à ce moment, Surkov était interdit d’accès au sein de l’Union européenne. Les sanctions de l’UE sont donc à application variable.
- Le second protocole fut signé six mois plus tard, le 11 février 2015. Les négociations se déroulèrent sous la responsabilité de l’OSCE, toujours entre Kiev, Donetsk et Lougansk. Cette fois, l’Allemagne, la France et la Russie se portèrent garants de son application (« format Normandie »). Il comporte à peu près les mêmes dispositions que le premier protocole, qu’il précise plus en détail. Surtout, il indique que la décentralisation, qui n’a pas eu lieu contrairement à ce qui était convenu, devra s’opérer par le biais d’une réforme constitutionnelle.
Viatcheslav Volodine, président de la Douma d’État russe.
- VERS UN JUGEMENT PAR UN NUREMBERG 2
- POURQUOI LES ACCORDS DE MINSK N’ONT JAMAIS ÉTÉ APPLIQUÉS
Le 31 août 2015, les « nationalistes intégraux » de Sloboda tuent des policiers pendant le vote de la Rata. Jamais la réforme constitutionnelle ne sera adoptée.
Pourtant le second accord de Minsk n’a pas été appliqué. Au Donbass, des affrontements sporadiques ont toujours eu lieu, chaque partie en rejetant la responsabilité sur l’autre. Par ailleurs, Kiev voulait que l’amnistie soit proclamée après les élections locales, tandis que les dirigeants des oblats du Donbass, voulaient qu’elle le soit avant. Ils auraient ainsi pu se présenter aux élections et les auraient probablement gagnées. Des amendements constitutionnels ont bien été soumis au vote, le 31 août 2015, à la Verkhovna Rada, en présence… de l’envoyée spéciale états-unienne, la straussienne Victoria Nuland qui avait organisé le coup d’État de 2014 (dit « EuroMaïdan »). Les élus du parti « nationaliste intégral » Sloboda, tentèrent de bloquer le vote et envahirent la tribune aux cris de « Honte ! » et de « Trahison ! » [11]. Pendant ce temps, des affrontements opposèrent, à l’extérieur de l’Assemblée, la police à des miliciens « nationalistes intégraux », faisant 4 morts et 122 blessés. À la Rada, la majorité qualifiée ne fut pas atteinte et la réforme constitutionnelle ne fut pas adoptée.
Ces émeutes furent les plus importantes depuis le renversement du président élu, Viktor Ianoukovytch, par les « nationalistes intégraux » de Sloboda, soutenus par Victoria Nuland. Le président Petro Poroshneko les condamna, mais ne se le fit pas dire deux fois. Il était clair que s’il persistait à vouloir mettre en œuvre les accords de Minsk, il serait renversé à son tour.
Courageux, mais pas téméraire, il dénonça soudain le second protocole de Minsk. Selon lui, la signature pour la partie ukrainienne de l’ancien président Leonid Kuchma était sans valeur parce qu’il n’avait pas été accrédité par la Verkhovna Rada. Certes, mais Petro Poroshenko était présent aux négociations, en tant que président ukrainien en exercice, il n’a pas émis d’objection au moment de la signature, ni lors de leur ratification par le Conseil de sécurité et il a signé une déclaration commune dans laquelle il s’est engagé à l’appliquer. Désormais, il partageait la même mauvaise foi que le président François Hollande et que la chancelière Angela Merkel.
Le président Petro Poroshenko nomma immédiatement les milices de Sloboda en charge de faire pression sur les populations du Donbass. C’est la sinistre division Azov du « Führer blanc », Andriy Biletsky . Durant sept ans, 80 000 combattants vont se faire front. Les hommes de Kiev firent entre 17 000 et 21 000 morts au sein de leur propre population du Donbass. Poroshenko mit en place un apartheid, une citoyenneté à deux niveaux : les russophones du Donbass n’avaient plus droit à aucun service public, ni aux écoles, ni aux retraites.
Le Conseil de sécurité des Nations unies n’intervint pas, tout au plus délivra-t-il une déclaration de son président, le 6 juin 2018 [12]. Une fois arrivé au pouvoir, le président Volodymyr Zelensky tenta de renouer les fils en convoquant une réunion au format Normandie, sans parvenir à quoi que ce soit.
Le président Petro Poroshneko annonce qu’il ne fera plus rien pour les citoyens ukrainiens du Donbass.
- LA RESPONSABILITÉ DE PROTÉGER LES POPULATIONS DU DONBASS
- LA PROPAGANDE DE GUERRE