Réunion du CPS (UA): "le Maroc place l'action humanitaire au coeur de sa politique étrangère en Afrique"

Réunion du CPS (UA): "le Maroc place l'action humanitaire au coeur de sa politique étrangère en Afrique"

Le Royaume a veillé en tant que Champion de l’UA sur la thématique de la migration, à placer l’action humanitaire au cœur de sa politique étrangère et de sa coopération africaine et ne ménage aucun effort pour contribuer à atténuer les crises humanitaires, où qu’elles soient en Afrique.

"Le Maroc place l'action humanitaire au cœur de sa politique étrangère et de sa coopération africaine, conformément à la vision éclairée du Roi Mohammed VI". C'est ce qu'a affirmé, mardi 2 mai 2026, devant le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine (CPS de l’UA), l’Ambassadeur Représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi.

Le Royaume a veillé, conformément à la vision éclairée du Roi Mohammed VI, en tant que Champion de l’UA sur la thématique de la migration, à placer l’action humanitaire au cœur de sa politique étrangère et de sa coopération africaine et ne ménage aucun effort pour contribuer à atténuer les crises humanitaires, où qu’elles soient en Afrique, a souligné M. Arrouchi qui intervenait lors d’une séance publique du CPS de l’UA sur les réfugiés, les personnes déplacées internes (PDI) et l'aide humanitaire en Afrique.

Le diplomate a relevé que l’action humanitaire du Maroc ne se limite pas aux aides d’urgence ou à la mise en place des hôpitaux de campagne, mais s’inscrit dans une vision globale, axée sur des actions durables pour soulager les populations touchées, faisant savoir que cette approche repose aussi sur le co-développement, le partage d’expertises et la mise en commun des bonnes pratiques.

Cette approche inclut également la lutte contre les effets du changement climatique et de la désertification, dont les conséquences humanitaires se traduisent déjà par une augmentation du nombre de réfugiés climatiques sur le continent, a-t-il expliqué, ajoutant que cette démarche s’accompagne aussi d’un engagement clair en faveur d’une gouvernance responsable de l’action humanitaire.

Le but est de garantir que les personnes concernées soient elles-mêmes les bénéficiaires des aides humanitaires, et que celles-ci ne soient pas détournées ou exploitées dans des pratiques préjudiciables à l’action humanitaire, a poursuivi M. Arrouchi.

L’ambassadeur a, en outre, réaffirmé que le Maroc considère que les réponses humanitaires en Afrique doivent s’inscrire dans une approche intégrée et multidimensionnelle, associant action humanitaire, prévention des conflits, médiation, consolidation de la paix et développement, afin de traiter durablement les causes profondes des déplacements forcés.

Il a aussi réaffirmé la nécessité d’accorder une attention particulière au renforcement de la résilience des communautés affectées par les conflits, les catastrophes naturelles et les chocs climatiques, afin de réduire leur vulnérabilité aux crises futures.

Le diplomate a d’autre part mis en exergue la nécessité de renforcer les capacités africaines d’anticipation, de prévention et de réponse aux crises humanitaires futures, notamment celles liées aux effets du changement climatique, à travers le développement de mécanismes d’alerte précoce, de préparation et de résilience adaptés aux réalités du continent.

Il a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de transparence, de redevabilité, de contrôle et d’évaluation de l’action humanitaire en Afrique, afin de garantir que l’aide parvienne effectivement aux populations concernées et de prévenir toute forme de détournement, de manipulation ou d’exploitation des ressources humanitaires.

M. Arrouchi a aussi mis l'accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’enregistrement, de suivi et de gestion des données relatives aux réfugiés et aux personnes déplacées internes, sur la base de données crédibles, vérifiées et régulièrement actualisées, afin d’améliorer l’efficacité des réponses humanitaires et de garantir une allocation adéquate des ressources.

Par Maroc Hebdo