SENEGAL : Me Robert Bourgi salue le tournant économique de Diomaye

«On ne peut que se réjouir des immenses efforts faits par le Président Diomaye Faye pour relancer la machine économique du Sénégal. Mettre un titre attractif . Nos partenaires économiques et financiers s'en réjouissent. Hors le FMI et la Banque Mondiale, point de salut. Le Président de la République l'a parfaitement compris. Bravo Président ! » a commenté Me Robert BOURGI sur une déclaration de la présidente du FMI sur le Sénégal.
« Bravo Président ! » C’est par ces mots que Me Robert Bourgi salue les efforts engagés par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour relancer la machine économique du Sénégal et restaurer la confiance de ses partenaires financiers et économiques.
Dans une déclaration consacrée à la dynamique actuelle autour de l’économie sénégalaise, Me Robert Bourgi estime que le chef de l’État mérite d’être encouragé pour les efforts déployés afin de remettre le pays sur une trajectoire de stabilité et de relance. « On ne peut que se réjouir des immenses efforts faits par le Président Diomaye Faye pour relancer la machine économique du Sénégal », affirme-t-il.
Cette appréciation intervient dans un contexte marqué par la reprise des relations financières entre Dakar et les institutions de Bretton Woods. Le 1er septembre 2026, les services du Fonds monétaire international et les autorités sénégalaises sont parvenus à un accord au niveau des services sur les principales politiques économiques devant sous-tendre un nouveau programme de la Facilité élargie de crédit. Le programme envisagé porte sur environ 2,2 milliards de dollars sur 36 mois, pour accompagner les réformes économiques et financières du Sénégal sur la période 2026-2029. L’accord reste toutefois soumis à l’approbation de la Direction et du Conseil d’administration du FMI.
Le FMI, un signal de confiance
Pour Me Robert Bourgi, cette nouvelle étape constitue un signal important adressé aux partenaires du Sénégal. « Nos partenaires économiques et financiers s'en réjouissent », souligne-t-il, mettant ainsi en avant l’importance de la confiance internationale dans la capacité du Sénégal à rétablir ses équilibres économiques.
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, avait elle-même souligné, après sa rencontre avec le président Diomaye Faye à Washington le 15 septembre, les « progrès encourageants » enregistrés par le Sénégal dans la consolidation de son économie et l’amélioration des perspectives en matière d’investissement, d’emploi et de croissance. Elle avait également salué la détermination des autorités sénégalaises à rétablir rapidement la viabilité des finances publiques.
Le programme envisagé prévoit notamment des mesures destinées à renforcer les finances publiques, améliorer la transparence budgétaire, mieux gérer la dette, renforcer la gouvernance des entreprises publiques, protéger les ménages vulnérables et favoriser une croissance davantage portée par le secteur privé.
De Washington à Abu Dhabi
Pour Me Robert Bourgi, la séquence actuelle ne se limite pas au FMI. Elle s'inscrit dans une démarche plus large visant à rétablir la confiance et à attirer de nouveaux partenaires et investissements.
Après Washington, où il a notamment poursuivi le dialogue avec le FMI, le président Bassirou Diomaye Faye s'est rendu aux Émirats arabes unis. À Abu Dhabi, il a été reçu par le président émirati, Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, dans le cadre d'une visite consacrée au renforcement des relations bilatérales. Les discussions ont porté sur le développement des relations entre les deux pays et sur les perspectives de coopération.
Cette séquence intervient alors que Dakar et Abu Dhabi cherchent également à élargir leur partenariat commercial et leurs investissements dans plusieurs secteurs prioritaires. Une délégation émiratie conduite par le ministre du Commerce extérieur Thani bin Ahmed Al Zeyoudi avait d'ailleurs effectué une visite à Dakar début septembre pour explorer de nouvelles opportunités de coopération économique et d'investissement.
« Hors le FMI et la Banque mondiale, point de salut »
Dans sa lecture de la situation, Me Robert Bourgi assume une formule volontairement tranchée : « Hors le FMI et la Banque Mondiale, point de salut. » Une manière, selon lui, de souligner le rôle central que jouent aujourd'hui les grandes institutions financières internationales dans la restauration de la crédibilité financière du Sénégal et la mobilisation de nouveaux financements.
Le FMI indique d'ailleurs que le nouveau programme devrait contribuer à catalyser des financements de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et d'autres partenaires au développement.
Pour le Sénégal, l'enjeu dépasse donc le seul financement du FMI. Il s'agit également de reconstruire progressivement la confiance des investisseurs, de sécuriser les financements extérieurs et de créer les conditions d'une croissance durable.
C'est dans cette perspective que Me Robert Bourgi considère que le président de la République a « parfaitement compris » l'importance de cette nouvelle orientation.
Son message se veut ainsi à la fois un constat et un encouragement : « Le Président de la République l'a parfaitement compris. Bravo Président ! »
Au-delà des débats politiques qui traversent le Sénégal, cette déclaration met en lumière une réalité économique : la réussite de la nouvelle séquence dépendra désormais de la capacité des autorités à transformer les accords et engagements internationaux en investissements, en emplois, en croissance et en amélioration concrète des conditions de vie des Sénégalais.