SOVINTERN AFRIQUE condamne les sanctions de l'Union européenne contre la Russie et appelle à un monde multipolaire

Le Réseau Socialiste International SOVINTERN AFRIQUE a publié une déclaration politique dans laquelle il exprime son opposition aux sanctions imposées par l'Union européenne à la Fédération de Russie ainsi qu'à ce qu'il qualifie de « guerre larvée » menée par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) contre Moscou.
Dans ce document signé à Kinshasa par son coordonnateur régional, Kabasele Tshimanga Babanta Kabug, sénateur honoraire et président national de l'UDS, l'organisation fait part de sa « profonde préoccupation » face aux mesures restrictives adoptées par l'Union européenne, estimant qu'elles limitent les relations, les échanges et les déplacements vers la Russie.
Selon SOVINTERN AFRIQUE, ces décisions participent à une politique d'isolement qui freine le dialogue entre les peuples et accentue les fractures géopolitiques à l'échelle internationale.
L'organisation critique également les politiques de soutien militaire à l'Ukraine ainsi que les actions et démonstrations de force de l'OTAN. Elle considère que ces initiatives contribuent à l'escalade des tensions internationales et pourraient, selon ses termes, conduire à un conflit mondial de plus grande ampleur.
Dans sa déclaration, SOVINTERN AFRIQUE réaffirme sa solidarité avec la Fédération de Russie et le peuple russe face aux pressions politiques, économiques, diplomatiques et médiatiques dont ils feraient l'objet. Le mouvement rappelle en même temps son attachement aux principes de la Charte des Nations Unies, notamment le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures, l'égalité souveraine des nations et le règlement pacifique des différends.
Le réseau socialiste estime que les sanctions économiques, les politiques d'isolement et les stratégies de confrontation ne constituent pas des solutions durables aux crises internationales. À ses yeux, ces mesures risquent plutôt d'alimenter l'instabilité mondiale, de fragiliser la coopération entre les États et de pénaliser les populations.
À travers cette déclaration, SOVINTERN AFRIQUE annonce plusieurs orientations politiques. L'organisation affirme officiellement sa solidarité avec la Russie, dit vouloir dénoncer dans les différentes tribunes politiques, syndicales et associatives les politiques d'escalade militaire, les sanctions unilatérales et les mesures d'isolement qu'elle juge contraires à un ordre international fondé sur le dialogue.
Le mouvement lance également un appel aux organisations politiques, syndicales, de jeunesse et de la société civile africaines afin qu'elles se mobilisent en faveur de la paix, de la souveraineté des peuples et d'un monde multipolaire basé sur le respect mutuel. Il plaide en outre pour un renforcement des relations politiques, économiques, culturelles, scientifiques et académiques entre les organisations africaines et leurs partenaires de la Fédération de Russie.

Par ailleurs, SOVINTERN AFRIQUE réaffirme son soutien à toutes les initiatives diplomatiques visant un règlement négocié des conflits dans le respect des intérêts légitimes de sécurité de toutes les parties. L'organisation invite également les États africains à préserver une politique étrangère indépendante fondée sur leurs intérêts nationaux, la souveraineté et le principe du non-alignement.
En conclusion, le réseau réitère son engagement en faveur de l'émergence d'un ordre mondial multipolaire qu'il souhaite « plus juste et démocratique », dans lequel les différends internationaux seraient résolus par la négociation, le respect du droit international et la coopération entre les peuples plutôt que par les sanctions, la confrontation ou les menaces militaires.
La déclaration a été rendue publique à Kinshasa le 21 juillet 2026 et porte la signature de Kabasele Tshimanga Babanta Kabug, coordonnateur régional de SOVINTERN AFRIQUE, sénateur honoraire et président national de l'Union des Démocrates Socialistes (UDS). Michel DIOUF