TCHAD: Le CCMSR dénonce l'arrestation Monsieur Hassan Soukaya Youssouf, ancien ministre et exige sa libération immédiate

Le Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République (CCMSR) a appris avec une vive indignation l’arrestation de Monsieur Hassan Soukaya Youssouf, ancien ministre des Infrastructures, ancien conseiller à la présidence et
ancien secrétaire général du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT). Selon des informations concordantes, il aurait été appréhendé par des forces liées au clan du maréchal Khalifa Haftar alors qu’il quittait la ville de Gatroun, dans le sud de la Libye, pour se rendre au Niger.
Hassan Soukaya Youssouf est un compagnon de lutte. Il a consacré sa vie publique à la défense de la justice, de la dignité humaine et de la démocratie au Tchad. Il a dénoncé sans relâche les violations des droits de l’homme et la mauvaise gouvernance. Il n’a jamais cessé de porter la voix de ceux que le pouvoir de N’Djamena fait taire. C’est pour cet engagement qu’il est aujourd’hui privé de liberté, loin des siens et de son peuple.
Le CCMSR condamne fermement cette arrestation arbitraire. Aucun homme ne devrait être arrêté, détenu ou livré pour ses opinions politiques et son combat pour la justice.
Le CCMSR lance un cri d’alarme. Nous savons ce que le régime de Mahamat Idriss Déby réserve à ses opposants : détentions arbitraires, disparitions, tortures, exécutions extrajudiciaires. Si Hassan Soukaya Youssouf était remis aux autorités tchadiennes, sa vie serait directement menacée. Le livrer à N’Djamena reviendrait à le condamner à mort. Nous tiendrons pour responsables, devant l’histoire et devant le droit, tous ceux qui auront organisé, facilité ou toléré un tel transfert.
Le CCMSR demande : 1. aux autorités libyennes et aux forces liées au maréchal Haftar de révéler sans délai le lieu de détention de Monsieur Hassan Soukaya Youssouf, de garantir son intégrité physique et de le libérer immédiatement ;
1. de s’abstenir de toute extradition, remise ou transfert vers le Tchad, en application du principe de non-refoulement, qui interdit de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la torture ou la mort ; 1. à l’Organisation des Nations unies, à l’Union africaine, à l’Union européenne et aux États qui ont une influence en Libye d’intervenir sans attendre auprès
des autorités concernées ; 1. au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, au Comité international de la Croix-Rouge, à Amnesty International, à Human Rights Watch, à la FIDH et à toutes les organisations de défense des droits humains de se mobiliser, d’exiger un accès à Monsieur Hassan Soukaya Youssouf et de suivre son sort de près. Chaque heure compte. L’histoire récente nous enseigne que le silence précède trop souvent le pire. Nous appelons toutes les consciences, au Tchad, en Afrique et dans le monde, à se lever pour que Hassan Soukaya Youssouf ne devienne pas une victime de plus. Nous adressons à sa famille, à ses proches et à ses camarades notre solidarité fraternelle. Nous leur disons : vous n’êtes pas seuls, et son combat est le nôtre.
Tchad-Libye : le CCMSR dénonce l’arrestation de Hassan Soukaya Youssouf et alerte sur les risques d’un transfert vers N’Djamena
Le Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République (CCMSR) condamne fermement l’arrestation présumée de Hassan Soukaya Youssouf, ancien ministre tchadien des Infrastructures, et appelle les autorités libyennes à révéler son lieu de détention et à garantir sa libération immédiate. Le mouvement met également en garde contre les risques qu’un éventuel transfert vers le Tchad ferait peser sur sa vie.
Dans un communiqué portant le numéro 0043, le Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République (CCMSR) a exprimé sa vive indignation à la suite de l’arrestation présumée de Hassan Soukaya Youssouf, ancien ministre des Infrastructures, ancien conseiller à la présidence de la République et ancien secrétaire général du Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT).
Selon les informations rapportées par le CCMSR, l’ancien responsable politique aurait été appréhendé par des forces liées au camp du maréchal Khalifa Haftar alors qu’il quittait la ville de Gatroun, dans le sud de la Libye, pour se rendre au Niger. Le lieu où il serait actuellement détenu n’est pas précisé dans le communiqué.
Le CCMSR dénonce une arrestation arbitraire
Pour le CCMSR, Hassan Soukaya Youssouf est un compagnon de lutte qui a consacré sa vie publique à la défense de la justice, de la dignité humaine et de la démocratie au Tchad. Le mouvement souligne qu’il a régulièrement dénoncé les violations des droits humains et les problèmes de gouvernance, tout en défendant les voix critiques à l’égard du pouvoir de N’Djamena.
Le Conseil estime que son arrestation serait liée à cet engagement politique et dénonce une privation de liberté qu’il juge arbitraire.
« Aucun homme ne devrait être arrêté, détenu ou livré pour ses opinions politiques et son combat pour la justice », affirme le CCMSR, qui appelle au respect des libertés fondamentales et des droits de la personne.
Des craintes concernant un éventuel transfert vers le Tchad
Au-delà de l’arrestation présumée, le mouvement exprime de sérieuses inquiétudes quant au sort de l’ancien ministre si celui-ci venait à être remis aux autorités tchadiennes.
Le CCMSR accuse le régime de Mahamat Idriss Déby de soumettre ses opposants à des pratiques telles que les détentions arbitraires, les disparitions forcées, la torture et les exécutions extrajudiciaires. Ces accusations, formulées par le mouvement, constituent le fondement de son appel à empêcher tout transfert de Hassan Soukaya Youssouf vers le Tchad.
Le Conseil considère qu'une telle remise pourrait mettre directement sa vie en danger. Il prévient également que toute personne ayant organisé, facilité ou toléré un éventuel transfert devra, selon lui, en répondre devant l’histoire et le droit.
Un appel à la mobilisation internationale
Face à cette situation, le CCMSR interpelle les autorités libyennes ainsi que les forces liées au maréchal Khalifa Haftar. Il leur demande de révéler sans délai le lieu de détention de Hassan Soukaya Youssouf, de garantir son intégrité physique et de procéder à sa libération immédiate.
Le mouvement exige également qu’aucune extradition, remise ou autre forme de transfert vers le Tchad ne soit engagée. Il invoque à cet égard le principe de non-refoulement, qui interdit, dans les conditions prévues par le droit international, de renvoyer une personne vers un pays où elle risque notamment la torture.
Le CCMSR appelle par ailleurs l’Organisation des Nations unies (ONU), l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) ainsi que les États disposant d’une influence en Libye à intervenir auprès des autorités concernées afin de prévenir toute atteinte aux droits de l’ancien responsable tchadien.
Les organisations de défense des droits humains sont également sollicitées. Le mouvement demande notamment au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à Amnesty International, à Human Rights Watch et à la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) de se mobiliser, d’exiger un accès à Hassan Soukaya Youssouf et de suivre attentivement sa situation.
Le CCMSR exprime sa solidarité à la famille
En conclusion, le Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République insiste sur l’urgence de la situation et appelle les opinions publiques tchadienne, africaine et internationale à se mobiliser pour la protection de l’ancien ministre.
Estimant que le silence de la communauté internationale pourrait avoir de graves conséquences, le mouvement exhorte les acteurs concernés à agir rapidement pour garantir sa sécurité et empêcher qu’il ne devienne, selon ses termes, une victime supplémentaire de la répression politique.
Le CCMSR a enfin adressé un message de solidarité à la famille, aux proches et aux camarades de Hassan Soukaya Youssouf, assurant que son combat pour la justice et la démocratie demeure, à ses yeux, une cause collective. Soda SALL