VERS LA SUSPENSION DE LA GRÈVE DES CENTRALES SYNDICALES PENDANT LES JEUX: DIAGNA NDIAYE DÉPLOIE SES TALENTS DE MÉDIATEUR

VERS LA SUSPENSION DE LA GRÈVE DES CENTRALES SYNDICALES PENDANT LES JEUX: DIAGNA NDIAYE DÉPLOIE SES TALENTS DE MÉDIATEUR

À l’issue d’une rencontre avec le président du COJOJ, Mamadou Diagna NDIAYE, cinq centrales syndicales ont été invitées à tenir compte de la tenue des Jeux olympiques de la jeunesse dans leur plan d’action, à la suite des 72 heures de grève générale annoncées. L’objectif est de préserver la mobilisation nationale autour de cet événement historique pour le Sénégal et le continent africain.

À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la préparation de ce rendez-vous sportif international s’invite dans les discussions entre les organisateurs et les organisations syndicales. Ce mercredi 21 octobre 2026, le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), Mamadou Diagna NDIAYE, a rencontré une délégation de cinq centrales syndicales, conduite par Mody GUIRO, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS).

La délégation syndicale regroupait la CNTS, la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), la CNTS/FC, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) et la CNTS/FC/A.

Au terme des échanges, les deux parties se sont félicitées de l’initiative de cette rencontre, de l’esprit dans lequel les discussions se sont déroulées et des perspectives qui s’en sont dégagées.

Mamadou Diagna NDIAYE plaide pour une mobilisation nationale

Au cours de la réunion, le président du COJOJ a rappelé le caractère historique de la décision du Comité international olympique (CIO) de confier au Sénégal l’organisation de la quatrième édition des Jeux olympiques de la jeunesse d’été. Une première pour le continent africain, qui place Dakar au centre de l’attention sportive internationale.

Pour Mamadou Diagna NDIAYE, cet événement dépasse le cadre strictement sportif. Il constitue un rendez-vous national majeur qui nécessite l’implication de toutes les composantes de la société sénégalaise.

Dans cette perspective, il a également insisté sur l’attachement du COJOJ à la promotion et au respect des droits fondamentaux. Il a réaffirmé la volonté de l’organisation de faire des JOJ Dakar 2026 un modèle en matière de durabilité et de performance sociale.

Les parties présentes ont ainsi reconnu le caractère symbolique de ces Jeux, estimant qu’ils méritent une mobilisation collective de toutes les forces vives de la nation.

Les centrales syndicales entre revendications sociales et intérêt national

Au-delà des enjeux liés à l’organisation des Jeux, cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les préoccupations sociales et les mouvements syndicaux.

À l’issue des discussions, les représentants des centrales syndicales ont réaffirmé leur engagement en faveur de la défense des intérêts moraux et matériels des travailleurs. Ils ont également renouvelé leur attachement aux causes nationales, soulignant ainsi la nécessité de concilier les revendications sociales avec les impératifs liés à cet événement d’envergure internationale.

Cette position traduit la volonté de maintenir le dialogue entre les organisateurs des JOJ et les représentants des travailleurs, alors que le Sénégal s’apprête à accueillir une compétition historique pour sa jeunesse et pour l’Afrique.

Les 72 heures de grève au cœur des préoccupations

Le point central du communiqué conjoint concerne les conséquences potentielles du mouvement de grève générale de 72 heures sur le déroulement des Jeux.

Conscientes des responsabilités qui leur incombent dans la préparation de ce rendez-vous exceptionnel, les centrales syndicales ont été appelées à intégrer la période des JOJ dans leur plan d’action issu de ces 72 heures de grève.

En réponse à l’appel du président du COJOJ, les organisations syndicales s’engagent ainsi à sensibiliser leurs membres respectifs afin de mieux prendre en compte la fenêtre des Jeux dans leurs actions à venir. L'objectif affiché est d'éviter toute perturbation pendant toute la durée de la compétition.

Cette démarche vise à préserver les conditions nécessaires au bon déroulement des JOJ, sans remettre en cause, dans les termes du communiqué, la mission des syndicats en matière de défense des droits et des intérêts des travailleurs.

Un enjeu de crédibilité pour le Sénégal

L’organisation des JOJ Dakar 2026 représente un défi logistique, économique, social et diplomatique pour le Sénégal. Au-delà des infrastructures et des performances sportives attendues, la réussite de l’événement dépendra également de la capacité des différents acteurs nationaux à coordonner leurs efforts.

Dans ce contexte, le dialogue engagé entre le COJOJ et les centrales syndicales apparaît comme une étape importante pour anticiper les risques de perturbation et favoriser un climat propice à la tenue des compétitions.

La volonté d’éviter des mouvements de grève pendant les Jeux ne signifie pas nécessairement la fin des revendications syndicales. Elle traduit plutôt un appel à la prise en compte d'un calendrier national exceptionnel dans la programmation des actions revendicatives.

L’enjeu est donc de trouver un équilibre entre la défense légitime des droits des travailleurs et la préservation d’un événement appelé à marquer l’histoire du sport africain. Pour le Sénégal, la réussite des JOJ Dakar 2026 constituera aussi un test de sa capacité à mobiliser ses institutions, ses partenaires sociaux et l’ensemble de ses forces vives autour d’un objectif commun. Soda Sall